La première chose à considérer c'est le désir. Il faut un désir ardent, une forte motivation pour se lancer dans ce projet qui n'est pas toujours aisé, mais qui, fort souvent, rencontre les attentes d'un public intéressé, désireux de partager et de communiquer, dans un monde où les lieux de rencontre sont rares, et soumis le plus souvent à la dictature du rendement financier.

Concrètement, il faut s'assurer le soutien d'un petit groupe d'amis ou de connaissances pour démarrer. A la fois par sécurité personnelle, réassurance et motivation. De plus il faut que le propriétaire du lieu, si c'est un établissement privé, ait le sentiment de retrouver sa mise. Il prête un local, il s'attend fort légitimement à rentrer dans ses fonds. Echange marchand inévitable, sauf si on trouve un lieu public, mais l'esprit du café-philo est bien de philosopher dans un café! D'ailleurs je constate que la consommation d'une boisson est aussi un moment fécond, lors d'une pause par exemple, qui permet les échanges informels, les rencontres personnalisées, et crée à terme un groupe de fidèles, régulièrement présents, véritable matrice de l'entreprise, et sans laquelle on ne peut fonctionner dans la durée.

Le plus difficile est de trouver un local adapté : le mieux est un café, ou un restaurant, qui posséderait une salle à part, un peu en retrait, sans bruit de comptoire, sans musique, comme un caveau, ou une salle des fêtes de dimension raisonnable. Le serveur viendrait y livrer les consommations au moment qui vous semble opportun, soit en début de séance, soit pendant la pause, si vous vous décidez pour cette formule, qui a l'avantage de regrouper le service sur un temps relativement bref, et qui, encore une fois, est un moment festif, fécond sur le plan relationnel.

J'arrête ici pour l'instant pour vous laisser le temps d'y réfléchir. Contactez-moi, si vous le souhaitez pour la suite. Je me ferai un plaisir de vous répondre, et de dialoguer plus avant avec vous.

PS : Vous pouvez lire mon essai publié ici même "Eloge du Cafe-Philo" qui présente mon expérience à Nancy et surtout une réflexion de fond, éthique et pratique sur les café-philo